Les lectures de Carmen

Le blog de la petite espagnole


Saleya, d'Anne Anderssen

Sur la couverture, il y a un homme beau comme un dieu et dans le titre, il y a du soleil. Carmen en a été toute retournée. Je ne lui ai pas dit que c’était le livre de ma sœur, je ne voulais pas l’influencer.

 

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No reason to fear

Not even to dear

Get away from here

To avoid le pire

Marie dit en anglais tout ce qui la dérange, de temps en temps elle se trompe, parce qu’elle croit encore aux belles histoires d’amour. Celle-là en est une et vous connaissez la chanson, celle qui dit comment tout ça finit.

 

Marie rencontre Pierre-Jean à Nice, dans ce cours Saleya où l’on trouve le marché aux fleurs. Le Prince charmant est tout vêtu de cuir noir et son cheval a deux roues et un moteur –ce n’est pas nouveau je sais, mais toutes les histoires d’amour se ressemblent quand elles traînent dans la tête des femmes.

Donc Marie et Pierre-Jean se voient de temps en temps –de café en restaurant, le vieux Nice n’est pas si grand. Autour d’eux, des figurants que vous oublierez. Vous ne retiendrez qu’eux deux et apercevrez leur ombre dans les pages du roman que Marie écrit –jolie mise en abyme, mais ce livre est joli de toute façon, je crois que c’est le mot qui convient. Comme sont jolis les noms que l’auteure a choisis : Donsolo le peintre, Benji le confident et Marie est pas mal aussi dans sa robe Charleston, quand elle sort de chez Olive.

Vous vous souvenez des premiers romans de Françoise Sagan, de leur légèreté et de leur mélancolie ? Il y a un peu de ça ici : ces personnages sont désœuvrés et libres comme l’air, tout prêts à vivre leur histoire entre deux rimes de poésie.

Mon Amour, mon Ami

Comment fais-tu aujourd’hui ?

Je ne sais plus qui chantait cette chanson, mon amour mon ami et eux non plus. Je crois qu’ils ne savent plus que leur histoire ressemble à celle des autres, à toutes les histoires d’amour impossible. Comment vous dire ? Ce roman a le charme d’une chanson triste qu’on passerait au petit matin, dans une boîte de nuit où il n’y aurait presque plus personne.

Si par hasard tu te demandes

La chanson commencerait comme ça et vous vous laisseriez aller à l’écouter et vous oublieriez votre vie, vous rêveriez à un apéritif sur une terrasse, au Bingo ou au Tam Tam, avant d’aller sur la plage ou de manger un melon-parme.

 

Profitez-en, lisez ce roman, c’est encore la saison !